Réflexions à propos du dernier conseil
Lors du dernier conseil nous avons été taxés de pratiquer une opposition non constructive.
Nous allons vous démontrer immédiatement que cela est faux :
Nous n’avons voté contre aucune des 34 délibérations présentées, nous avons simplement fait remarquer lors de la lecture de la délibération 19 que le prix d’achat 20 000 euros nous paraissait excessif pour une parcelle de 300m² non constructible, un vieux réflexe sans doute dû au souvenir de l époque ou BEUVRY mangeait son pain noir.
Nous nous sommes abstenus sur les deux délibérations concernant la signature d’une convention avec l’établissement public foncier, ne sachant ce qu’il y a dans celle-ci, afin de protéger les petits propriétaires ayant plus de bonne volonté que de fonds à disposition surtout par ces temps difficiles.
Nous tenions à faire passer ce message auprès des BEUVRYGEOISES ET BEUVRYGEOIS.
jeudi 18.12.2008, 14:00
Un corridor biologique permet aux espèces fragiles de se déplacer.
Dernier conseil municipal de l'année dans la bonne humeur, mardi 16 décembre. Comme le disait une habitante dans le public, « au moins, ici, on rigole... ». Et c'est vrai qu'entre l'opposition et la majorité, même si on n'hésite pas à s'envoyer quelques flèches, on sait aussi aborder avec bonhomie et détente les délibérations.
Parmi les premières remarques de l'opposition, celle de Régine Dacquembronne, qui s'étonnait de découvrir « écrit en plus petit que les autres » le texte de son groupe dans le journal municipal. « C'est parce que vos textes sont trop longs », a expliqué madame le maire. À l'avenir, il faudra soit prendre une loupe, soit raccourcir de quelques phrases la tribune libre... La fête de la musique a été aussi l'objet d'une interrogation de Kathy Ellie, ancienne adjointe à l'animation : la ville a signé un contrat avec la société Showparade production pour 18 473 euros. « À l'avant dernier conseil, vous aviez dit que la commission culture se réunirait pour en discuter », s'est plaint la conseillère municipale. « Véronique Trinel vous fera part de ses propositions », a promis Madame Lefèbvre.
Magie de Noël ? En tout cas, le maire avait plusieurs bonnes nouvelles à annoncer. D'abord, elle va intégrer le conseil d'administration de l'hôpital.
Monsieur Mayer s'étonne : « Est-ce un miracle ? Nous l'avions demandé pendant des années... » « Jacques Villedary avait une place qu'il nous a cédée, explique Nadine Lefèbvre. Il était inadmissible, alors que la ville supporte le coût des visites de sécurité, que le centre hospitalier se trouve sur son territoire, que le maire n'ait pas sa place au conseil d'administration. » Intrigué, M. Mayer s'interroge sur ce qui pourrait être du « copinage politique » et « trouve la ficelle un peu grosse », sans qu'on sache très bien de quelle ficelle il s'agit, puisque même si Nadine Lefèbvre est la suppléante de Jacques Villedary au conseil général, il est plutôt logique qu'elle récupère une place que le maire de Noeux laissait inoccupée... Et, au final, M. Mayer est satisfait que la ville soit représentée au centre hospitalier !
« Ce serait aussi un miracle », explique Voltaire Bouque, si la ville obtient les 608 000 euros de subvention qu'elle demande pour l'extension de l'école Chénier, qui devrait coûter 790 625 euros. Mais, au moins, lui rétorque le maire, ils essaient de les obtenir !
Autre petit miracle, l'acquisition par la ville d'un terrain à côté du Moulin pour 20 000 euros, alors qu'il avait été évalué à 48 000 euros. la ville veut mettre en valeur ce secteur et rénover le site. Par contre, elle a acheté pour 20 000 euros un terrain évalué à 9 900 euros, un bout de champ en face de la ferme Delpierre qui deviendra un parking. Mais, pour la ville, c'est là encore une sorte de miracle, obtenu grâce à l'acharnement du maire, car les vendeurs en demandaient au départ... 100 000 euros !
Enfin, pour permettre au miracle de la nature de fonctionner, la ville va permettre à Artois Comm de créer un corridor biologique derrière la rue Jules-Guesde. Auparavant réservé à la construction d'un cimetière finalement inutile, ce terrain répond aux besoins du conseil régional qui a lancé un appel à projets pour des corridors biologiques. Actuellement en friche, ces 3 500 m² deviendront une zone boisée, dans le cadre du schéma de la trame verte et bleue d'Artois Comm. Un corridor biologique contribue au déplacement des populations animales et végétales et donc à une amélioration de la biodiversité. La plantation des nouvelles espèces pourra être réalisée au printemps prochain, ou durant l'automne-hiver 2009, et le projet est évalué à 8 775 euros, dont 80 % pourraient pris en charge par la région.
Dorothée CARATINI
L'Avenir de l'artois